En 1927, la ville de Montréal adoptait le premier règlement concernant les
établissements d'alimentation et les restaurants suite à un épisode de fièvre
typhoïde qui affecta 5 000 personnes et entraîna 533 décès. La source : du lait
insuffisamment pasteurisé provenant d'une laiterie de Montréal.
Jusqu'à
la création de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), certaines municipalités
de l'Ile de Montréal assumaient une large part des responsabilités en matière
d'inspection des aliments. Outre les établissements de restauration et de vente
au détail, la réglementation municipale visait des établissements de vente en
gros ainsi que des abattoirs (sauf ceux sous inspection fédérale), des usines et
des fermes laitières.
En 1972, la Communauté urbaine de Montréal prenait en charge l'inspection des
aliments pour l'ensemble de l'Ile de Montréal, offrant alors le service aux 28
municipalités qui la composaient. Elle était alors responsable tant de
l'élaboration de la réglementation (Règlement 93 et Ordonnance CE-93-1) que de
son application.
L'engagement progressif du gouvernement provincial a modifié les
responsabilités de la CUM. Ainsi, de 1984 à 2001, en vertu d'une délégation des
pouvoirs du MAPAQ, le mandat de la CUM consistait à s'assurer que toute
nourriture destinée à la consommation rencontrait les exigences des lois et
règlements des gouvernements provincial et fédéral relatifs à l'inspection des
aliments préparés, servis ou vendus sur son territoire dans les établissements
de restauration et de vente d'aliments au détail.
Le 1er janvier 2002, la nouvelle Ville de Montréal intégrait le
service d'inspection des aliments de l'ex-CUM et renouvelait l'entente de
délégation avec le MAPAQ.
Depuis le 1er janvier 2003, le Règlement 93 et l'Ordonnance-93-1
ont été abrogés et la Division de l'inspection des aliments applique uniquement
les lois provinciales et fédérale relatives à l'inspection des aliments.
En 2008, le mandat délégué à la ville de Montréal par le MAPAQ a été élargi
pour inclure l'inspection de quelques 850 grossistes des secteurs de la
transformation, de la distribution et de l'entreposage d'aliments.
Depuis 2010, le travail des inspecteurs, y compris leur communication
avec la clientèle ciblée par leurs activités, est désormais appuyé par l'usage
d'ordinateurs portables.